Le Gliome Infiltrant du Tronc Cérébral (GITC/ DIPG)

Décryptage d’une dénomination savante : UN CANCER RARE MAIS MORTEL.

Le Gliome Infiltrant du Tronc Cérébral (GITC) est un type de tumeur cérébrale intervenant dans le système nerveux central
(encéphale, moelle épinière).En anglais il se nomme DIPG (Diffuse Intrinsic Pontine Glioma)
Il représente entre 10% et 15% de toutes les tumeurs cérébrales chez l’enfant, et touche principalement les enfants qui ont
entre 5 et 10 ans, avec un pic à l’âge de 6 ans.
En France, il touche ainsi environ 30 à 40 enfants par an, autant de garçons que de filles, soit à peine l’effectif d’une
classe de primaire.
Dans 8 cas sur 10, il est hautement malin (dit de haut grade), inopérable et reste une maladie rare.
À l’inverse de nombreux cancers pédiatriques, on constate hélas peu de progrès dans les traitements et les taux de guérison
du GITC au cours des trente dernières années, l’issue en est le plus souvent fatale. Moins de 10 % des enfants atteints,
survivent plus de 2 ans après l’annonce du diagnostic (la moyenne allant de 6 à 14 mois.)

La dénomination GITC décrit la croissance de la tumeur, son siège et les types de cellules
qui engendrent la tumeur.

cerveau
  • Le terme « Gliome » est un terme général pour les tumeurs qui trouvent leur origine
    dans les cellules gliales. Les cellules gliales abondent dans tout le cerveau. Elles forment la
    substance blanche du cerveau qui enveloppe les neurones (cellules qui transportent les
    messages dans le cerveau et en constitue le tissu de soutien). Les gliomes peuvent se
    former dans différentes parties du cerveau.
    Le gliome infiltrant du tronc cérébral (GITC) survient dans les cellules gliales
    localisées dans le tronc cérébral.
  • Le terme « Infiltrant » indique que la tumeur se propage : elle s’étend aux tissus
    avoisinants si bien que les cellules cancéreuses se joignent aux cellules saines. Pour
    cette raison, une exérèse (intervention chirurgicale consistant à retirer de l’organisme un
    élément qui lui est nuisible ou inutile) des tumeurs gliales infiltrantes est impossible sans détruire les tissus sains.
  • Le terme «Tronc Cérébral» indique que la tumeur se développe au niveau du «tronc cérébral», qui fait la jonction entre la
    moelle épinière et le cerveau.
    Cette zone du cerveau joue un rôle essentiel dans un grand nombre de fonctions physiologiques, comme la respiration, le
    sommeil, le contrôle de la vessie et l’équilibre.
    La croissance de la tumeur augmente la pression à l’intérieur du cerveau. L’augmentation de cette pression est très
    dangereuse, car ces fonctions sont vitales à la survie.

Des symptômes qui parlent d’eux-mêmes :

Les gliomes du tronc cérébral se trouvent donc dans la région du cerveau et de la moelle épinière qui est responsable de
nombreuses fonctions vitales, à savoir la vision, l’équilibre, la force, le réflexe pharyngé, la toux et la déglutition. Le
gliome va affecter toutes ces fonctions. Les signes présentés par l’enfant peuvent être diffus et progressifs.
En augmentant de volume, la tumeur au niveau du pont fait pression sur le cerveau, ses tissus, ses nerfs, entraînant
convulsions, maux de tête, douleurs au cou, paralysies de la face ou encore de l’œil par atteinte des nerfs crâniens et
optiques.
Ces symptômes incluent la double vision, l’incapacité à fermer les paupières complètement, laissant tomber un côté
du visage, et la difficulté en mâchant et en avalant.
La tumeur affecte également les « voies longues » du cerveau, entraînant une hypotonie des bras et/ou des jambes, perte
d’équilibre, troubles de la marche, allant jusqu’à la paralysie. Simultanément atteinte des capacités d’élocution,
menant jusqu’au silence.
Les symptômes empirent habituellement rapidement parce que la tumeur se développe avec virulence.
Les tumeurs surgissant dans le pédoncule bloquent également l’écoulement du fluide cérébro-spinal du cerveau, en causant
une pression accrue avec des maux de tête et des vomissements.

Des traitements ou pas … 

Le traitement principal est la radiothérapie. Parfois de la chimiothérapie en première intention pour retarder le moment de la
radiothérapie. Le but du traitement, quel qu’il soit, sera d'essayer de prolonger l’espérance de vie du petit patient, en portant un
soin tout particulier à sa qualité. Depuis tout juste 4 ans est développé un protocole expérimental à l’Institut de cancérologie
Gustave Roussy (IGR) : Le Protocol Biomed qui à ce niveau n’apporte aucune solution, ni amélioration. Il ne s’agit donc en
aucun cas de traitements à visée thérapeutique mais bien seulement de traitements palliatifs car ce gliome provoque de
façon quasi systématique le décès de l’enfant, après une période dite de « lune de miel » plus ou moins prolongée, résultante
du traitement administré.
À peine 1% des cas peuvent espérer une rémission, en forme d’épée de Damoclès qui n’exclura jamais une possible
récidive de la tumeur.